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mardi 14 mars 2017

Au salon !!!

Crédit photo : Emmanuel Nguyen Ngoc


Je serai au prochain Salon du livre de Paris dimanche 26 mars 2017 pour parler (de) et dédicacer Strada Zambila :



- de 14h00 à 14h30 et de 15H00 à 16h00 : en dédicace sur le stand de l'école des loisirs (L68)

- de 14h30 à 15H00 : en discussion avec Irina Teodorescu, l'excellente auteure des non moins excellents romans L'étrangère et La malédiction du bandit moustachu (Gaïa éditions) et Radu Boroianu, président de l'Institut culturel roumain. Cristina Hermeziu, journaliste et critique littéraire modérera la rencontre. Localisation: Pavillon de la Roumanie (J86)

On vous attend !!!!



dimanche 5 mars 2017

Strada Zambila ou la Roumanie au coeur

Merci à Gaëlle Farre pour la belle interview qu'elle m'a accordée pour le site Ricochet.

Il y est question de livres, de vie et de Roumanie:
http://www.ricochet-jeunes.org/magazine-propos/article/645-strada-zambila-ou-la-roumanie-au-coeur


vendredi 3 février 2017

Des images

Dans Strada Zambila, Ilinca et Florin participent à un concours d'arts plastiques. Elle fera des photos. Il écrira des poèmes.

En voici quelques-unes mettant en scène la strada Zambila.

Un grand merci aux contributeurs.

Nous attendons les autres :-)

Les meilleures photos seront publiées sur ce blog (quelle chance !). Vous pouvez aussi les accompagner d'un poème.

Pour cela envoyez-moi un mail (adresse à droite dans "Contact").

A très vite !

© Eu

© Cristina Hermeziu
© Laur_Ica

© Simon C.

© Marie C.

© Marie C.

© Gaëlle la libraire. 

lundi 16 janvier 2017

Bonheur et émotions !

Mercredi dernier est sorti mon roman, Strada Zambila, mon premier en tant qu’auteure.
© Iris de Moüy

Il se passe à Bucarest. Je l’ai écrit là-bas, la dernière année des neuf que j'ai vécues en Roumanie. Je me rappelle le matin où je l’ai commencé, le ciel de Bucarest était brumeux. De chez moi, je distinguais à peine la sky tower. Au fur et à mesure que j’écrivais l’histoire d’Ilinca et de Zoé, le ciel se découvrait, le soleil se glissait dans les rues Zambila et Calomfirescu, les silhouettes des chats et des chiens de Bucarest prenaient leur territoire, le marché aux fleurs George Coșbuc libérait ses parfums et ses couleurs, les tramways brinquebalants ronronnaient tandis que les taxis jaunes et les 4X4 klaxonnaient joyeusement ou agressivement (en fonction de l'état d'esprit de l'auditeur).

Le soir, le premier de ce roman, je me sentais bien, j’avais écrit trois chapitres. Les Buni, Ilinca, Zoe, Florin, les huit chats s’étaient confortablement installés dans mon appartement. Le soleil se couchait sur le lac Florească. Le ciel était rose et or.
"Un brumeux matin peut donner un soir serein", aurait pu s’appeler mon livre.
Ou "Voir autrement" comme me l’ont écrit mes éditrices vers qui, aujourd'hui encore plus, se dirigent toutes mes pensées, ma reconnaissance et mon affection.

Et pour vous permettre de faire connaissance avec les habitants de la rue Zambila, je joins quelques photos qui ont accompagné l'écriture de ce roman : le chien du quartier Filareț (découvert avec Ana et Mihai), la rue Radu Calomfirescu, le lac Florească et une photo de Silviu Ghetie qui m'a permis de donner des visages à Ilinca et Zoe.

Et, bien sûr, la voix de Maria Tanase : https://youtu.be/4WPzGUcf7K4




© Silviu Ghetie

dimanche 27 novembre 2016

Parution

Rendez-vous "Strada Zambila" le 11 janvier !



illustration de couverture : Iris de Moüy

jeudi 1 septembre 2016

Je suis partie


Certaine
Que je m’en allais pour du beau
Que j’entamais une vie qui dépassera toutes les autres
Que je débutais l’écriture d’un roman inoubliable

Insouciante
J’ai traversé les océans
Quitté mes terres passées
M'envolant vers un ailleurs prometteur
M’arrachant pour m’attacher

Confiante
J’ai fait mes valises
Persuadé mes moitiés, mes amours, mes alliés
Donné ma carte d’embarquement à l’hôtesse
Pris ma place dans l’avion
Puis j'ai regardé le ciel

Treize heures, les yeux plongés dans l'infini
Me répétant
Ce sera bien,
Leur répétant
Tout ira bien

Les semaines ont passé
Trois mois ont filé
J’ai marché et trébuché
Dans dix jours je reprendrai ma place dans l’avion
Je réglerai mes comptes avec la mécanique céleste

Je repars
Certaine que mes certitudes sont aussi friables que mes os
Qu’il me faudra désormais tout resouder
Trouver l’encre et le ciment pour suturer les fissures

samedi 16 juillet 2016

Ma vie en milonga



Quelque part entre ici et là-bas
Je compose des phrases aux sonorités étranges
Je mélange Ce faci? avec Como vas?
Les Argentins me regardent bizarrement
Les Roumains ne comprennent plus mes messages
Je fais des rêves étranges,
errant la nuit dans des strada
devenant calle au petit matin

Certaines choses sont restées de l'autre côté
D'autres ne m'ont pas quittée :
L'odeur des tilleuls
Le bonheur des trêves passagères
Le ciel immense et bleu
Les chats paressant au soleil
Le goût de la limonade
Le bruit de ma clef

D'autres viennent de faire leur entrée
réjouissantes et provocantes
égayant les yeux les plus gris
bousculant les corps un peu frêles
défiant les âmes un peu sensibles

Avancer toujours avancer,
trébucher pour se relever,
ne jamais se retourner,
oublier, marcher et danser.

faire de sa vie une milonga.